MA POSITION SUR L'INTERCOMMUNALITE

La construction de nouvelles intercommunalités ne peut pas se faire sans avoir une vision globale de la situation et une vision de l'avenir. Depuis 2008, j'ai indiqué à chaque débat quelle était ma position. Je n'ai pas varié contrairement à d'autres dont la position est à géométrie variable. Les élus en place doivent toujours avoir à l'esprit qu'ils ne font que passer et que leur devoir est de préparer au mieux leur territoire aux défis de l'avenir. La construction doit se faire en plusieurs temps. Il fallait d'abord renforcer l'existant autour de l'aire urbaine de Béthune. L'aire urbaine est calculée par la Direction de l'Aménagement du Territoire (DATAR) sur les constatations de déplacements entre le domicile et la ville centre pour le travail et pour les loisirs. Ainsi l'aire urbaine de Béthune va approximativement de Merville à Saint-Pol-sur-Ternoise et d'Aire sur la Lys à la Bassée.

Il était tout à fait concevable de réaliser sur ce territoire un pôle métropolitain qui a l'avantage de ne pas être une structure administrative supplémentaire mais une structure où les intercommunalités mettent en commun leurs efforts sur des sujets choisis par elles comme le développement économique, les transports, la formation ou encore la santé.

L'étape suivante était de créer un pôle métropolitain à l'échelle du territoire de l'Artois. Pourquoi l'Artois ? Il est probable que d’ici quelques années coexistent autour de l'euro métropole lilloise, un pôle métropolitain de la côte allant  jusqu’à Merville et Aire sur la lys, et un pôle métropolitain autour de Valenciennes et du Hainaut Cambraisis. Reste alors l’espace central de l’Artois, avec un million d'habitants, autour de Béthune, Lens, Douai et Arras.

Limiter ce pôle métropolitain, comme c’est le cas aujourd’hui, au seul bassin minier est prendre le risque de voir disparaître la centralité de Béthune au profit de Lens et de Liévin.

C'est pourquoi, je souhaite que dans un avenir proche des contacts soient pris avec Arras qui a choisi une autre option (option qui la coupe de la métropole) et Douai pour constituer le pôle métropolitain de l'Artois. J'ajoute que je reste opposé, quelle que soit l’option retenue, à la création d'une communauté urbaine.

Concernant la Loi Notre et les récentes décisions de fusion des intercommunalités du secteur, j'ai indiqué à Monsieur le Sous-Préfet que ma préférence allait, sur la base de ce que je viens d'expliquer, à l'auto détermination de chaque commune limitrophe. En effet, la question peut se poser de savoir si par exemple une commune comme Isbergues est plutôt tournée vers Saint-Omer et donc vers le pôle métropolitain de la côte ou plutôt tournée vers Béthune ?

Cela aurait eu le mérite de préparer l'avenir et de positionner chaque commune en fonction de l'idée qu'elle se fait de son territoire et en fonction de ce que sera demain l’intercommunalité de notre grande région.

CDCI intercommunalité pôle métroplitain