Mon discours à la cérémonie de voeux de la circonscription

DISCOURS

CEREMONIE DE VŒUX

9ème circonscription du Pas-de-Calais

Stéphane SAINT-ANDRE

Une année tumultueuse de travail s'achève et nous en démarrons une autre, pleine d'espoirs et de projets parce que la morosité ambiante n'aura jamais raison de ce que nous sommes : d'inlassables bâtisseurs.

2015 et 2016 ne nous auront pas épargné de notre lot d'épreuves, de remises en questions, qui nous obligent à multiplier les questionnements, les analyses et à nous demander au bout du compte quel peut être notre rôle, dans cette « sinistrose » qui nous colle à la peau.

Le terrorisme déploie de plus son imaginaire de l'horreur, et nous en sommes les victimes régulières, trop souvent spectatrices alors que nous voudrions être des acteurs du «  plus jamais ça ».

Le climat social est loin d'être toujours serein et nous voudrions tant trouver le chemin qui conduise à davantage de consensus au profit des exclus du système.

La crise migratoire, sans précédent, nous laisse entrevoir les limites de l'action Européenne, telle que nous l'avons laissé se développer, et nous questionne, légitimement, sur l'avenir Européen que nous devons construire.

Devant un tel déchaînement de remises en causes nous avons le choix entre une attitude peu ambitieuse de renoncement, de capitulation devant les nombreuses difficultés qui s'amoncellent et un comportement inventif, combatif où il nous faut redoubler d'inventivité, de convictions, de valeurs pour s'opposer aux forces de l'inertie qui voudraient voir gagner le chaos.

A l'heure où je m'adresse à vous, on peut dire que nous perdons tous nos repères.

Alors que nous avions encore l'idée d'une Europe, au secours de la paix,  comme au lendemain de sa construction, voilà que d'aucuns s'en éloignent et votent le brexit.

Alors que nous progressions, main dans la main avec des Etats unis désireux de davantage de solidarité, voilà que la démocratie à l'Américaine vient d'enfanter du président le plus controversé de l'histoire,

Alors que la crise migratoire ne cesse de faire rage, nous devons composer avec des institutions internationales dont l'immobilisme nous empêche de nous regarder chaque matin dans un miroir, reflétant l'image de tous ces gens qu'on laisse mourir, parce que nous sommes devenus, à coups de résolutions, les pachydermes de la solidarité

Alors que nous avons  la nausée devant une politique Russe,  inhumaine qui se développe,  avec de moins en moins de complexes, nous sommes bloqués par ce que nous appelons pudiquement la « réalpolitique » pour mettre fin, une fois pour toutes à leurs dessins funestes.

Alors que nous faisons toujours plus, dans la lutte anti-terroriste, il continue de faire rage, en France et chez nos amis voisins.

Les psys disent parfois que, plus on s'enfonce, plus on a de force pour remonter à la surface, si ce constat est vrai, quelle propulsion formidable devrions nous avoir pour relever les multiples défis qui nous attendent.

Si c'est des abimes que nait l'Espoir, alors nous avons peut -être touché le fond pour mieux remonter et pour refuser cette  tendance automne -hiver de la mode, cette horrible tendance au populisme, au nationalisme, qui vient obscurcir notre horizon mondial.

Nous allons peut-être enfin trouver » notre sens de l'essentiel »

Les primaires, que nous venons de vivre, sont peut-être cette petite lumière qui va illuminer  le chemin de l'espoir.

Les débats, les divergences viennent nous signifier, si nous en doutions encore, que la gauche n'est pas morte.

Hier les électeurs de gauche ont sanctionné la politique menée depuis 2012. Présent dans tous les gouvernements depuis l'élection de François HOLLANDE, partie prenante à l'Assemblée comme au Sénat de la majorité des politiques menées, le PRG porte certainement une part de responsabilité dans la défiance. Il nous revient de l'entendre et de l'accepter. Ainsi va la démocratie.

Mais entendre et accepter n'est pas se renier.

Au sein de la gauche, nous avons voulu incarner un centre-gauche solidariste, progressiste et libéral. Nous avons défendu les mesures libératoires des entreprises, contribué aux politiques de l'emploi, souhaité les économies nécessaires pour faire face à la dette de la France. Nous avons œuvré au sein du gouvernement pour la ruralité, l'égalité des territoires, la fonction publique, le sport, le développement économique, et défendre les artisans, les commerçants, et le tourisme. Nous l'avons fait avec nos valeurs et nos convictions.

La démocratie porte en elle la contradiction et la confrontation, ce qui importe, c'est de garder une place pour ce qui nous rassemble, ce qui nous transcende, pour ce que l'histoire retiendra, à savoir l'intérêt général.

Elle nous donnera la force de combattre les tentations réactionnaires, populistes, qui pointent leur nez et de nous hisser à hauteur de l'histoire.

Et comme disait un de mes amis : On n' « ubérise »pas la démocratie.

Comme je suis convaincu que nous  devons développer de plus en plus d'Europe, une nouvelle Europe, pour contrer ceux qui voudraient la quitter.

Notre responsabilité est de construire un avenir correspondant davantage aux aspirations et aux réalités des générations nouvelles.

Je suis un homme de gauche mais d'une gauche moderne et ouverte et je crois avoir démontré que le sectarisme m’est étranger.

À l'Assemblée nationale, j'ai toujours privilégié l'intérêt général aux affrontements partisans souvent stériles.

 A ce titre, je me réjouis du bilan accompli, en ma qualité de député.

Ce mandat n’a pas été facile. Je n’ai pas tout approuvé mais :

Je suis heureux d'avoir contribué à la bataille de l'emploi, grâce au développement des emplois d'avenir, des contrats de génération, au  pacte de responsabilité et de solidarité, au développement de l'apprentissage. Pour la première fois depuis la crise, le chômage amorce une baisse.

Je suis heureux d'avoir contribué à valoriser l'éducation grâce à la création de 60 000 postes d'enseignants, aux nouveaux rythmes scolaires, à la réforme du collège, au doublement du nombre d'étudiants boursiers, à la pérennisation des postes d'AVS accompagnant les enfants handicapés.

En matière d’éducation, j'ai lutté avec force contre les fermetures de classes. Je me félicite que l'on est rétablie la formation des enseignants et que l'éducation soit redevenue l'un des premiers budgets du pays.

Je suis heureux d'avoir accompagné le choix de la solidarité grâce à la généralisation du tiers payant, à la revalorisation du RSA, de l'AAH, du minimum vieillesse, de l’allocation de rentrée scolaire, au doublement des bénéficiaires des tarifs sociaux de l'énergie ou encore d’avoir voté la loi sur l’accessibilité mais en matière de handicap les progrès à réaliser sont encore nombreux.

En matière de santé mais premières préoccupations se sont tournées vers la circonscription. J'ai demandé qu'une étude soit menée pour connaître les raisons du nombre élevé de cancers dans le béthunois. Ma première question orale au gouvernement traitait du sujet de la désertification médicale. Je suis favorable dans ce domaine à ce que l'on calque l'installation des médecins sur l'installation des pharmaciens.

Je me suis inquiété des difficultés financières, des conditions de travail et de la restructuration de l'établissement de santé mentale de Saint Venant. J'ai obtenu 2 millions d'euros pour cet établissement.

J'ai obtenu sur cinq ans un peu plus de 12 millions d'euros d'aides publiques pour le centre hospitalier de Béthune Beuvry.

Je suis heureux d’avoir voté les lois pour le commerce et l’artisanat ou encore pour le logement.

Je suis heureux d’avoir voté les baisses d’impôts sur le revenu, le retour de la retraite à 60 ans pour les carrières longues, et la modulation des allocations familiales en fonction des revenus.

Je suis heureux d'avoir, même si ça ne suffit pas, contribué à réorienter l'Europe grâce à la baisse historique des taux d'intérêt, à l'union bancaire pour contrôler les banques, au programme de rachat des dettes publiques.

Je suis heureux d'avoir participé à la mission protectrice de la  République : loi de 2014 pour renforcer l'égalité hommes-femmes, transparence de la vie politique, mariage pour tous, loi sur le renseignement, contre le terrorisme, reconduction de l'état d'urgence.

Et là aussi je vais montrer l’exemple puisque moi je vais choisir une femme pour être ma suppléante.

Je suis fier d'avoir voté le projet de loi relatif à la transparence de la vie publique. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique créée par cette loi permet aujourd'hui de vérifier les déclarations de patrimoine et de revenus des élus. Les déclarations de patrimoine et d'intérêts sont rendues publiques par les membres du gouvernement. Elles sont consultables en préfecture pour les parlementaires et les membres d'exécutif locaux. Ce contrôle fait de notre pays une république exemplaire est l'une des démocraties les plus avancées en matière de transparence de la vie publique. L'OCDE place la France à la deuxième place de son classement mondial des gouvernements ouverts en 2015.

Mais il faut aller plus loin, et je ne me contente pas de le dire puisque j’ai déposé trois propositions de loi sur la reconnaissance du vote blanc, sur l’obligation de voter et sur la limitation à trois mandats successifs de tous les mandats électifs, et sur l’obligation de fournir un extrait de casier judiciaire pour pouvoir se présenter.

Je suis par ailleurs favorable à la baisse du nombre de députés et à l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives.

Je suis heureux, enfin, d'avoir contribué à préparer l'avenir : lancement de la transition énergétique, rationalisation du fonctionnement des collectivités locales.

Je me réjouis de l'accord mondial sur le climat et d’avoir voté la loi sur la biodiversité. J’étais d’ailleurs l’un des premiers signataires de l’amendement réclamant l’interdiction rapide des néonicotinoïdes.

Je me réjouis que 2,5 millions de Français modestes puissent bénéficier de la prime d'activité. Je me réjouis de la suppression de la CSG pour les retraités modestes qui concerne 480 000 personnes et de la réduction de cette même CSG pour 430 000 autres retraités.

En matière de lutte contre la pauvreté nous avons revalorisé de 10 % sur cinq ans le RSA socle cela concernait 2 millions de ménages nous avons revalorisé le minimum vieillesse pour 500 000 retraités, la prime d'activité a bénéficié à plus de 2 millions de ménages, le complément familial a augmenté de 50 % sur cinq ans pour 400 000 familles nombreuses, l’allocation de soutien familial a augmenté de 25 % sur cinq ans et les franchises médicales ont été supprimées pour 1,4 millions de personnes. Le résultat est qu'en 2013 selon l'INSEE la pauvreté et les inégalités ont reculé et que pour la première fois depuis 2008, les personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie augmenter.

En matière de pression fiscale. Les Français ont fourni beaucoup d'efforts pour le redressement de notre pays. Il était normal qu'ils profitent aujourd'hui du renouveau de l'économie française. Ainsi de 2014 à 2016 le gouvernement a réduit le montant de l'impôt sur le revenu de 5 milliards d'euros. Ces réductions bénéficient à 12 millions de ménages soit deux tiers des contribuables. Ainsi pour la première fois depuis 2009 la part des prélèvements obligatoires dans la richesse nationale est en baisse.

Alors que partout en Europe, les pays confrontés aux mêmes difficultés que les nôtres ont fait le choix de baisser le nombre de fonctionnaires, de baisser les salaires des fonctionnaires, de baisser les retraites et d'appliquer les plus terribles politiques d’austérité, nous avons fait le choix en France de préserver notre modèle social. Alors oui ! nous avons mis plus de temps à entrevoir le retour de la croissance, à engranger les fruits de nos efforts, et voir le chômage enfin diminuer.

Quand je vois le bilan du gouvernement, j'y vois des avancées énormes sur le plan de la solidarité, de la fraternité, de la modernité, des avancées de nature à faire mentir ceux qui ne voient, dans le clivage gauche-droite, qu'un héritage passéiste voué à disparaître.

Et demain pour la présidentielle quel sera mon choix ? Je sais ce que je ne veux pas. Je ne veux pas du Front National, empêtré dans les affaires, qui ne prône que l'exclusion, la haine et le rejet de l'autre. Je ne veux pas d'une droite extrême qui voudrait que l'assurance chômage protège moins bien et moins longtemps, qui voudrait un droit du travail low cost, qui voudrait que l'on travaille plus longtemps, qui voudrait supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, qui voudrait le retour à la TVA sociale, qui voudrait l'alignement de la fiscalité du patrimoine sur celle du travail, qui voudrait casser les services publics, qui voudrait supprimer 500 000 postes de fonctionnaires après en avoir supprimé 150 000 entre 2007 et 2012, qui voudrait casser le service public de l'éducation, qui voudrait privatiser la sécurité sociale.

Non seulement ça ne me fait pas rêver  mais ça me fait très peur pour  l'avenir des générations futures que nous continuons, allègrement,  à obérer.

Lorsque l’on joue le jeu dangereux d’opposer les fonctions publiques au privé.

Lorsqu’on utilise la fonction publique comme unique variable d’ajustement.

C’est méconnaitre le rôle d’amortisseur social de tous ces agents au service du public, c’est mépriser des femmes et des hommes qui font un travail remarquable au quotidien et qui sont mis à l’honneur lors des catastrophes et souvent oubliés le lendemain.

Comment ose-t-on faire uniquement une approche comptable de la fonction publique ?

A ton oublié ces images des pompiers, de médecins, des infirmières, des policiers, des gendarmes diffusées au lendemain des attentats ?

Moi je ne les ai pas oubliées et je me battrai pour que leur dignité ne soit pas bafouée.

Vous l’aurez compris je voterai pour celui a même d’éviter au pays la catastrophe annoncée.

Si j’ai choisi Vieille Chapelle pour ma cérémonie de vœux, c’est parce que cette circonscription est en grande partie rurale. Vieille Chapelle comme les autres communes a bénéficié de la réserve parlementaire a plusieurs reprises, cette salle en est l’illustration. J’ai ainsi versé depuis 5 ans et en toute transparence près de 650 000 euros aux communes et aux associations. Et comme je suis un adepte de la transparence le détail de ces aides et de mon action au quotidien est intégralement publié sur mon site internet.

Il était plus que temps d’agir pour l’égalité des territoires dans les zones rurales. Ainsi trois comités interministériels ont permis de nombreuses mesures pour les territoires. 1 milliard d'euros pour l’investissement dans les territoires dont 300 millions d'euros dédiés au soutien de projets en faveur de la revitalisation. 798 Maisons de santé Pluri professionnelles en activité contre 174 en 2012. 600 nouvelles d'ici 2018. 1550 contrats pour favoriser l'installation de jeunes médecins, création de 1000 postes de facteurs guichetier, un plan de résorption des zones blanches de téléphonie mobile dans les centres bourg achevé en 2017 et de bonnes nouvelles pour toutes nos communes grâce à l'action des opérateurs de téléphonie mobile, Orange notamment pour la couverture de l'ensemble de notre territoire d’ici 2018.

Concernant l'agriculture, j'ai reçu à plusieurs reprises les trois syndicats, FNSEA, confédération paysanne et coordination rurale pour évoquer leurs difficultés et soumettre au gouvernement leurs propositions. Je suis l'auteur de plusieurs questions écrites sur ce sujet et notamment en matière d'aide à l'agriculture. Il faut nous tourner vers l'avenir et créer une révolution dans les pratiques agricoles. L’agro écologie concilie performance économique, respect environnemental et mieux-être social. Fondée sur l'usage des processus biologique elle limite le recours aux intrants et aux produits chimiques et induit des économies.

J'ai par ailleurs obtenu des subventions importantes de l'État pour nos communes, ou encore le Fisac pour nos commerçants et nos artisans, ainsi que pour nos entreprises en difficulté.

Concernant l’intercommunalité j’entends les craintes des communes qui ont peur d’être inaudibles dans une grande structure, c’est pourquoi je me suis toujours opposé à l’idée d’une communauté urbaine.

2016 a été aussi été l’année des inondations pour notre territoire. J’ai dès le lendemain fait le tour de toutes les communes inondées pour rencontrer les élus et faire le point avec les services de l’Etat des moyens mis en œuvre. Délégué au SYMSAGEL je suis avec attention l’élaboration des mesures qui permettront demain de faire face mais il appartient à tous les élus et à tous les citoyens d’agir pour favoriser l’écoulement et le stockage des eaux. 

Autre point et non des moindres, la réalisation du canal Seine Nord Europe est un enjeu majeur pour notre territoire. Ce grand chantier qui générera 10 000 emplois durant sa réalisation est porteur d'espoir pour nos territoires durement frappé par la crise économique. C'est également un élément essentiel pour rétablir la compétitivité en redynamisant le tissu industriel autour du port fluvial de Béthune. Je suis intervenu à plusieurs reprises en ma qualité de président de voies navigables de France mais aussi de député pour le bouclage financier et administratif du dossier. J'ai par ailleurs agi pour que les financements soient trouvés pour la rénovation et l'agrandissement du port de Béthune.

En cinq ans, j’ai posé 18 questions orales au gouvernement, signé 37 propositions de lois, voté 175 lois, déposé 118 questions écrites, signé 2385 amendements, effectué près de 900 permanences dans les communes, et reçu plusieurs milliers de nos concitoyens.

J'ai travaillé avec les 32 maires de la circonscription sans sectarisme. J’ai fait, du contact avec la population et de ma présence sur le terrain une priorité absolue.

J'ai accompli ce mandat avec passion parce que j'aime les gens et je souhaite continuer à leur être utile.

Les choix que nous faisons aujourd'hui s'imposeront à vous demain ; je ne prendrai pour exemple que l'enfouissement des déchets nucléaires.

Quand les temps sont à la perte de nos repères, je vous propose de les renforcer plus que jamais.

Or nos repères, ce sont nos valeurs.

Celles que nos parents nous ont transmises, que nous entendons transmettre à nos propres enfants.

Seules elles,  sont garantes de notre humanité.

Seules elles,  sont un garde-fou efficace contre les sirènes populistes qui tentent d’attirer bon nombre de nos concitoyens.

Quand nous ne saurons plus arbitrer entre le bien et le mal, comment pourrons-nous préparer au mieux l'avenir de nos enfants ?

Et oui, vous l'avez compris, nous ne le pourrons plus.

Alors, à l'aube de cette année nouvelle, le vœu le plus cher que je formule, c'est que vous preniez votre avenir en main.

Que vous nous donniez, à nous les élus, un mandat de plus en plus clair et de plus en plus exigeant   de ce que vous attendez de nous.

Mais surtout, que vous utilisiez de plus en plus votre pouvoir de citoyen pour peser sur l'avenir.

J'entends parfois des critiques eu égard aux actions solidaires de certains de nos concitoyens.

J’entends dire que c'est à l'Etat de mener ces actions.

Mais l'un ne doit pas empêcher l'autre.

Ces remarques me font peur et ne vont pas, je crois dans le bon sens.

Comment peut-on reprocher à un citoyen d'exercer sa fibre citoyenne sous prétexte qu'il ne serait pas dans son rôle ?

Je crois au contraire que plus que jamais, doit se développer une synergie entre les citoyens, leurs élus, et qu'au cœur de ce mariage d’avenir, le bon sens doit se frayer une place de choix.

C'est la condition sine qua non, pour que 2017 soit placé sous le signe du bonheur, vœu que je vous adresse vraiment  très sincèrement, à l'aube de cette année nouvelle.

Je conclue mon propos par une citation de Victor Hugo :

La République est une idée,

La République est un principe,

La République est un droit,

La République est l’incarnation même du progrès.

Vive la République, Vive la France !